22 Février 2017

Fermeture du Camp Bosco

Après 79 ans de bons et loyaux services offerts aux familles dans le besoin, la direction du Camp Bosco a annoncé que les activités de l’organisme se termineront le 4 mars 2017. C’est par un grand silence que la ministre de la Montérégie a réagi face à cette fermeture.

« Dans ce dossier, on constate que les complications se sont accumulées et la ministre Charlebois est restée les bras croisés. D’un côté, la situation financière du Camp Bosco est difficile depuis un certain temps, et de l’autre, la question de la propriété du terrain demeure épineuse pour Salaberry-de-Valleyfield », a indiqué le député de Beauharnois, Guy Leclair.

« Cette situation traîne depuis des années. On aurait pu espérer que la députée de Soulanges, qui siège au conseil des ministres, agisse afin de faire déboucher le dossier. Bien entendu, aucun résultat concret n’est survenu… Depuis longtemps, le Camp Bosco aurait dû recevoir plus de financement récurrent de la part du gouvernement libéral. Malgré cela, la ville de Salaberry-de-Valleyfield a toujours soutenu le Camp Bosco. Malheureusement, l’administration municipale s’est butée à plusieurs portes fermées, alors même qu’une partie de la solution se trouve dans le comté de Lucie Charlebois. La situation ne la préoccupe visiblement pas », a dénoncé le député de Beauharnois.

 

Une vocation sociale essentielle

« Comment se fait-il que la députée de Soulanges soit littéralement un fantôme dans ce dossier ? Ce sont de nombreuses familles de sa circonscription qui sont pénalisées, sans oublier les familles du Suroît et même de l’extérieur! », s’indigne Guy Leclair.

En effet, nombre de familles qui comptent sur cette ressource se sont exprimées dans ce dossier, que ce soit par le biais des médias sociaux ou encore en communicant aux élus de la région. Des camps de jours étaient offerts aux jeunes enfants au Camp Bosco dans un lieu de plein air exceptionnel. Par ailleurs, une ressource de répit de fin de semaine était également offerte et permettait aux parents de la région de souffler un peu.

«Alors que Lucie Charlebois se dit hyperactive dans ce dossier, qui la concerne directement, non seulement elle ne prend pas en main ses responsabilités ministérielles, elle nie également ses responsabilités régionales. Elle est ministre déléguée à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique, aux Saines habitudes de vie et à la Réadaptation mais elle est carrément invisible dans ce dossier. La moindre des choses qu’elle aurait dû faire, c’est de parler au nom de sa région et de faire avancer les choses. Actuellement, ce sont les parents des régions qui payent pour son inaction. C’est inacceptable», a conclu Guy Leclair.